Des heures, peut être même des siècles étaient passés depuis qu'Eva était sortie et Paris commençait vraiment à s'ennuyait. Il faisait nuit depuis un moment, et la jeune fille trouvait stupide de rester là à ne rien faire alors que tant de belles choses l'attendait dehors. Ayant toutes les peines du monde à se lever et à poser le mp4 qui ne la quittait pratiquement jamais dans ses longues journées de solitude, Paris se mit à fouiller dans les affaires de sa grande soeur et en sortit la tenue qui ferait l'affaire pour sortir. Une tenue certes banale, mais qui ferait sans aucun doute bien des ravages. Elle se dit que cele ne voulait en aucun cas dire qu'elle commençait les bêtises, qu'elle voulait simplement s'amuser et prendre du bon temps. Peut être même LE trouverait-elle ce soir ? Une fois prête, elle descendit l'escalier qui menait au bar et tomba nez à nez avec sa soeur qui se dirigeait derrière le comptoir.
ALYSSA : Je vois qu'on ne se refuse rien, surtout quand il s'agit de mes affaires.
PARIS : Cette robe est à toi ? Je pensais que ...
ALYSSA : Etrange, toi qui est d'habitude une excellente menteuse, tu ne fais pas très fort là.
PARIS : Voilà ce qu'on gagne à passer une journée à ruminer.
ALYSSA : Ca ne va pas ?
PARIS : Si, c'est juste que j'avais besoin de faire le point sur un certain nombre de choses, maitenant que c'est fait, je vais pouvoir passer une soirée d'enfer, si je trouve une boîte avant Noël de l'année 2030.
ALYSSA : Je crois que je vais pouvoir arranger ça.
PARIS : Qu'est-ce que tu racontes ? Tu as bossé toute la journée, tu ne vas tout de même pas me dire que tu connais déjà la ville comme ta poche ?
ALYSSA : Bien sûr que non, mais je crois que tu as vu Jess tout à l'heure, non ?
PARIS : C'est surtout Eva qui l'a vu en fait, mais quel rapport ?
Alyssa lui désigna un garçon qui était occupé à prendre la commande d'un couple de personnes âgées, à l'opposé de l'endroit où les deux filles se trouvaient.
PARIS : T'as des vues sur lui ?
ALYSSA : N'importe quoi, il doit avoir ton âge, je suis pas désespérée au point de sortir avec des mecs qui ont sept ans de moins que moi.
PARIS : Je vois toujours pas où tu veux en venir.
ALYSSA : Il pourrait venir avec toi. Si je lui demande en faisant mon air de chien battu, je suis sûre qu'il acceptera et qui sait, peut être que vous vous entendrez bien tous les deux.
Alyssa fit un clin d'oeil à sa petite soeur, l'air de dire qu'il pourrait peut être se passer quelque chose entre les deux jeunes, si le destin y mettait son grin de sel.
PARIS : Qu'est-ce qu'il y a ? T'as un truc dans l'oeil ?
ALYSSA : Bon alors, t'es d'accord ou pas ?
PARIS : Comme si mon avis avait de l'importance pour toi.
ALYSSA : Alors là, tu me choques vraiment.
PARIS : Je suis vraiment désolée.
ALYSSA : Joue pas les petites filles navrées, ça te va très mal.
Tandis que Logan revenait vers le comptoir, Alyssa lui fit signe de venir la voir.
ALYSSA : Hey Logan, je ne crois pas que tu connaisses ma soeur Paris ?
LOGAN : Non en effet, une aussi jolie fille, je ne l'aurai pas oubliée.
ALYSSA : Evite de draguer ma petite soeur devant moi, tu veux ?
LOGAN : Désolé, j'avais oublié ce que c'était d'avoir une petite soeur.
ALYSSA : Je peux te demander un service ?
LOGAN : Tout dépend du service.
ALYSSA : Tu finis dans dix minutes je crois ?
LOGAN : Oui ...
PARIS : Alyssa, laisse tomber, c'est pas une bonne idée.
ALYSSA : Voilà, avec Paris, on se demandaient si tu pourrais lui faire visiter la ville, lui montrer où sont les endroits branchés ?
LOGAN : Tu lis dans mes pensées je pense. A l'instant même où je l'ai vu, j'avais pensé à le lui proposer.
ALYSSA : Tu ne l'as même pas regardée quand elle est arrivée.
LOGAN : J'ai des yeux derrière la tête, mais ne le dites à personne.
PARIS : J'emporterai ton secret dans la tombe.
ALYSSA : Je crois qu'on m'appelle, je vous laisse les amoureux.
PARIS : Tu ferais mieux d'appeler l'hôpital, ça devient urgent.
ALYSSA : Je t'aime aussi.
PARIS : Excuse-là, je crois que le changement de ville lui a tapé sur la tête.
LOGAN : Ca ne fait rien, je pense survivre. Mais dis-moi, tu ne t'es pas trop ennuyée toute seule dans cette chambre minuscule ?
PARIS : Je suis quelqu'un qui apprécie beaucoup la solitude.
LOGAN : Tu risques de détester sortir alors.
PARIS : Hey ! Je suis pas associale non plus.
LOGAN : Tu me rassures, je commençais à angoisser à l'idée de sortir avec toi. Enfin ... Je veux dire ...
PARIS : Je vois très bien ce que tu veux dire, innutile d'être mal à l'aise.
LOGAN : Cool ... Tu m'attends, je finis mon service dans cinq minutes et je suis tout à toi.
PAIRS : Ca marche.
Paris s'assit au comptoir, jouant avec les menus disposés devant elle, pensive. Elle se disait que finalement, elle allait se plaire à Los Angeles. C'était une grande ville et personne ne connaissait son histoire, c'était très bien ainsi, il ne fallait que personne ne sache son histoire, ni aujourd'hui, ni jamais. Son portable posé à côté d'elle se mit à vibrer.
PARIS : Allo ?
... : Paris, où est-ce que tu es ? Tu es complètement folle de partir sans donner aucune nouvelle ?
PARIS : Mike ... Ecoute, on l'avait bien dit je crois, tout est fini entre nous.
MIKE : Laisse-nous une chance, je t'en prie, je t'aime trop pour l'accepter.
PARIS : Je suis désolée, mais c'est non, oublie moi, crois moi c'est mieux ainsi.
Mike avait été le petit ami de Paris. La jeune femme avait mis un terme à leur relation deux jours avant de quitter New York. Le jeune homme, qui avait dix ans de plus qu'elle se montrait quelques fois violent, de plus en plus souvent, rendant Paris de plus en plus craintive de lui.
MIKE : Mieux pour qui ? Pour toi ou pour moi ?
PARIS : Pour toi comme pour moi.
MIKE : Oublie cette idée tout de suite, tu veux ? Où que tu sois, je te retrouverai, on le sait tous les deux bébé. Je te retrouve toujours où que tu te caches.
PARIS : Salut Mike.
LOGAN : Un problème ?
Paris se retourna, sursautant. Le jeune homme, qu'elle n'avait pas entendu arriver, lui avait fait peur.
LOGAN : Désolé, je ne voulais pas t'effrayer.
PARIS : Pas de problème, j'ai juste été surprise.
Affichant un sourire ravageur, il lui tendit un bras, qu'elle prit après quelques secondes d'hésitation.
PARIS : Et gentleman avec ça.
LOGAN : Il faut bien si je veux te faire craquer.
PARIS : Plutôt direct.
LOGAN : C'est ce qu'il faut.
Toute personne qui les voyait ensemble les prenait sans doute pour un couple, tellement ils étaient bien assortis ensemble.
Qu'est-ce que vous pensez de la rencontre Paris - Logan ?
Du coup de téléphone que reçoit Paris ?
3 coms pour être prévenu
100 coms pour la suite